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Les maladies parodontales touchent plus d'un adulte sur deux après 35 ans. Silencieuses, elles progressent sans douleur jusqu'à menacer la stabilité des dents. Reconnaître les signes et agir tôt est essentiel.
Le parodonte désigne l'ensemble des tissus de soutien de la dent : la gencive, le ligament alvéolo-dentaire, le cément (surface radiculaire) et l'os alvéolaire. Les maladies parodontales attaquent progressivement ces tissus, pouvant conduire à la perte des dents si elles ne sont pas traitées.
Gingivite : l'inflammation réversible
La gingivite est la forme initiale et réversible de la maladie parodontale. Elle est causée par l'accumulation de plaque et de tartre au niveau du bord gingival.
Signes d'une gingivite
Gencives qui saignent au brossage ou au passage du fil dentaire
Gencives rouges, gonflées, sensibles au toucher
Mauvaise haleine (halitose) persistante
Gencives qui semblent se "décoller" de la dent
✅ Bonne nouvelle
La gingivite est 100 % réversible avec un détartrage professionnel associé à une hygiène rigoureuse à domicile. L'os alvéolaire n'est pas encore atteint à ce stade.
Parodontite : quand l'os est menacé
Si la gingivite n'est pas traitée, l'inflammation progresse vers les tissus profonds. Des poches parodontales se forment entre la dent et la gencive, abritant des bactéries anaérobies agressives qui détruisent le ligament et l'os. C'est la parodontite — irréversible, mais stabilisable par le traitement.
Stades de la parodontite
Stade
Profondeur de poche
Perte osseuse
Mobilité dentaire
Stade I (légère)
4–5 mm
< 15 % de la racine
Aucune
Stade II (modérée)
6–7 mm
15–33 %
Légère (grade A/B)
Stade III (sévère)
≥ 8 mm
> 33 % ou atteinte furcation
Modérée à sévère
Stade IV (très sévère)
≥ 8 mm
Importante
Sévère, risque de perte dentaire
Facteurs de risque
Tabac : multiplie par 3 à 7 le risque de parodontite sévère et masque les saignements (faux signe rassurant)
Diabète : relation bidirectionnelle — le diabète aggrave la parodontite, et la parodontite déséquilibre la glycémie
Stress chronique : diminue l'immunité locale et augmente les comportements de risque
Génétique : certains patients sont intrinsèquement plus susceptibles
Grossesse : les fluctuations hormonales exacerbent la réponse gingivale (gingivite gravidique)
Médicaments : certains (nifédipine, ciclosporine, phénytoïne) provoquent une hyperplasie gingivale
Traitement parodontal
Phase 1 : thérapeutique initiale
Le détartrage-surfaçage radiculaire (DSR) consiste à éliminer mécaniquement la plaque et le tartre sous-gingival, et à aplanir les surfaces radiculaires pour les rendre hostiles aux bactéries. Réalisé sous anesthésie locale, il est indolore.
Phase 2 : réévaluation et chirurgie si nécessaire
Après 8 à 12 semaines, une réévaluation permet d'apprécier la réponse tissulaire. Dans les parodontites sévères avec des poches profondes persistantes, une intervention chirurgicale (lambeau de Widman modifié, greffe osseuse, régénération tissulaire guidée) peut être proposée.
Phase 3 : maintenance parodontale
La parodontite est une maladie chronique qui ne guérit pas définitivement. Un suivi régulier tous les 3 à 6 mois est indispensable pour maintenir les résultats à long terme.
⚠️ Lien avec les maladies systémiques
Des études récentes établissent un lien entre parodontite non traitée et risque accru de maladies cardiovasculaires, d'accouchement prématuré, de complications du diabète et de maladies respiratoires. La santé bucco-dentaire fait partie intégrante de la santé générale.
Comment établit-on le diagnostic ?
Le diagnostic parodontal repose sur un bilan complet réalisé au cabinet, combinant examen clinique et radiologique.
1
Sondage parodontal
Une sonde graduée (en mm) est introduite délicatement dans le sillon gencive-dent sur 6 points par dent. Une profondeur supérieure à 3 mm indique une poche parodontale pathologique. Ce bilan — appelé bilan de santé parodontale — est indolore et prend environ 15 minutes.
2
Évaluation du saignement au sondage
Un saignement provoqué par la sonde traduit une inflammation active. L'indice de saignement (BOP — Bleeding On Probing) permet de quantifier l'étendue de l'inflammation et de suivre son évolution au fil des séances.
3
Bilan radiographique
Des radiographies rétro-alvéolaires et un panoramique dentaire permettent de visualiser la hauteur osseuse autour de chaque dent, de repérer les zones d'atteinte des furcations (zone de bifurcation des racines) et de planifier le traitement.
4
Mobilité dentaire et évaluation de la furcation
La mobilité est cotée de grade 0 (stable) à grade III (dent très mobile). L'atteinte de furcation (classe I à III) conditionne le pronostic : une furcation de classe III — racines entièrement exposées — est de mauvais pronostic à long terme.
Récessions gingivales
La récession gingivale désigne le déplacement vers le bas du bord de la gencive, exposant la surface radiculaire. Elle peut être la conséquence d'une maladie parodontale, mais aussi d'un brossage trop vigoureux, d'une anatomie gingivale fine ou d'un frein labial trop inséré haut.
Sensibilités dentinaires : la racine exposée n'est pas protégée par l'émail — le chaud, le froid et les acides sont ressentis directement
Risque carieux : la dentine radiculaire est 2 à 3 fois plus sensible aux caries que l'émail coronaire
Inesthétique : les dents paraissent plus longues ("dents longues"), ce qui peut être gênant en zone antérieure
🩺 Traitement des récessions
Les récessions parodontales peuvent être traitées chirurgicalement par greffes de gencive (greffe gingivale libre, greffe conjonctive enfouie de type tunnélisation) lorsqu'elles sont évolutives, douloureuses ou inesthétiques. Le résultat est durable à condition que la cause (brossage traumatique, maladie parodontale) soit corrigée en amont.
Mauvaise haleine et maladies parodontales
L'halitose (mauvaise haleine chronique) est dans 85 à 90 % des cas d'origine buccale. Les bactéries anaérobies qui colonisent les poches parodontales produisent des composés soufrés volatils (CSV) — notamment le sulfure d'hydrogène et le méthyl mercaptan — responsables de l'odeur caractéristique.
Une halitose persistante malgré une bonne hygiène doit faire évoquer une maladie parodontale non diagnostiquée
Le traitement de la parodontite réduit significativement l'halitose sans recours aux bains de bouche masquants
Le brossage de la langue (face dorsale, de l'arrière vers l'avant) élimine le biofilm lingual, autre source majeure de CSV
Prévention : ce que vous pouvez faire dès aujourd'hui
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Brossez deux fois par jour, 2 minutes
Technique Bass modifiée, brosse souple. La brosse électrique est recommandée pour les patients à risque parodontal. → Fiche brossage
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Nettoyez les espaces interdentaires chaque soir
Brossettes ou fil dentaire : 40 % des surfaces dentaires sont inaccessibles à la brosse seule. → Fiche brossettes & fil
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Consultez tous les 6 mois
Un détartrage régulier et un bilan clinique permettent de détecter une gingivite avant qu'elle ne se transforme en parodontite irréversible.
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Arrêtez le tabac
L'arrêt du tabac est la mesure individuelle à l'impact le plus fort sur la santé parodontale. Votre médecin peut vous accompagner dans le sevrage.
⚠️ Lien avec les maladies systémiques
Des études récentes établissent un lien entre parodontite non traitée et risque accru de maladies cardiovasculaires, d'accouchement prématuré, de complications du diabète et de maladies respiratoires. La santé bucco-dentaire fait partie intégrante de la santé générale.